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Legéennes, Legéens,

Quoi de neuf pour la rentrée ?

Depuis la loi GUIZOT de 1883 obligeant à la création d’une école dans chaque commune de France de plus de 300 habitants, l’éducation nationale a pour particularité de produire davantage de réformes que de ministres.

La dernière, celle des rythmes scolaires est après beaucoup de péripéties, en train de se réduire à peau de chagrin. Pour LEGÉ après 4 ans de fonctionnement à 9 demi-journées, c’est le retour de la semaine à 4 jours.

Les maires pourraient dire « enfin on respire », mais pour cette rentrée scolaire, quelques petites réformes ont été « concoctées » : le plan mercredi en matière de périscolaire, le port de l’uniforme ainsi que l’école obligatoire dès l’âge de 3 ans qui se profile pour la rentrée 2019.

Le plan mercredi : Aux écoliers qui n’iront plus à l’école le mercredi, soit plus de 60 % des petits français, le gouvernement entend offrir des « activités de grande qualité «. Il reste aux municipalités à les mettre en place. Ce plan nécessite désormais un travail important de mobilisation, de construction d’un contenu robuste et de bonne articulation entre les acteurs.

Quelques exemples donnés par le ministère : l’organisation de sorties vélo, l’initiation au code de la route, la préparation d’un parcours sur une carte communale, l’entretien des bicyclettes, la participation aux sorties, etc.

Autres exemple : rendre les enfants acteurs de la préservation de leur environnement grâce à l’apprentissage d’éco gestes (illustrations par un dessin, une photo, une vidéo…).

Le port de l’uniforme, le rôle des maires : Certains maires ont décidé d’instaurer le port de l’uniforme dans les écoles de leur commune, initiative encouragée par le ministre de l’éducation.

La question fait débat. Pour les uns, l’uniforme permettrait d’établir une forme d’égalité républicaine, pour d’autres, il s’agit d’une atteinte aux libertés et à la diversité. Mais pour les maires, la question est surtout de savoir si c’est bien à eux d’organiser des consultations des parents d’élèves, au risque de tensions locales et d’absence d’homogénéité nationale. Ces consultations ne s’apparentent pas aux procédures de référendums locaux et leurs résultats n’ont donc aucun caractère décisionnel ou contraignant. En l’absence de toute réglementation nationale, seuls les conseils d’école de chaque établissement peuvent décider d’inscrire ou non l’obligation d’une tenue uniformisée au sein de leurs murs.

L’école obligatoire dès 3 ans : Malgré l’effet d’annonce, pas de réel bouleversement en perspective car dans les faits, 97 % des élèves sont déjà scolarisés à trois ans. Mais c’est surtout le financement par les communes des écoles maternelles privées qui pourrait constituer le véritable coût caché de cette réforme. En effet, la loi Debré de 1959, puis la loi Carle de 2009 prévoient un financement public communal des écoles sous contrat d’association. Jusqu’à présent, ce financement était obligatoire que pour les seules écoles élémentaires. En ce qui concerne notre commune, depuis la signature du premier contrat d’association en 2005, les écoles maternelles privées sont financées dans le cadre du contrat d’association, donc pas d’incidence financière pour notre commune (coût annuel 2018 : 133 008 €).

Le projet de loi rendant l’instruction obligatoire dès trois ans devrait être présenté en début d’année prochaine. Reste à savoir si les parlementaires valideront le financement de cette annonce par les budgets communaux ou s’ils excluront les maternelles du financement paritaire.

J’espère avoir répondu à vos questions sur le sujet ou éclairé vos connaissances sur ce qui doit être une priorité pour tous : l’instruction de nos enfants.

Source : Le journal des maires

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